mardi 15 novembre 2011

Cité scolaire Honoré de Balzac, Paris, le mardi 15 Novembre 2011

Au Recteur de l’Académie de Paris,

Nous prenons acte du départ du chef d’établissement et nous nous en félicitons.
Nous nous félicitons également de ce que le contrat de Jean Pierre Mihoub soit transformé en un poste d’AED à 35 heures.
Nous prenons acte de l’arrivée annoncée de la deuxième infirmière au 1er Janvier 2012.
Nous prenons acte de la reconduction d’un contrat à temps plein de notre collègue Charlotte Koroha au CDI collège.
Nous prenons également acte de l’engagement de Mmes Raux et  Parizot et confirmé par les adjointes de la Cité scolaire de poursuivre l’examen de nos revendications.
 En conséquence, les personnels de la Cité scolaire Balzac ont voté ce matin en assemblée générale la suspension de la grève.

Toutefois, nous maintenons notre détermination à voir satisfaites les revendications suivantes :
- le respect des horaires d’enseignement de latin et de grec pour les élèves,
- le rattrapage des heures de philosophie non assurées depuis le début de l’année en Terminale STG
- l’attribution d’heures de surveillance supplémentaires (équivalentes à 3 temps pleins) pour  permettre aux élèves de travailler en dépit de structures incohérentes et d’emploi du temps anti- pédagogiques,
- le maintien du poste d’Ewa Koziarska au CDI collège,
- le rétablissement des heures en section internationale dans un souci d’équité avec les autres établissements internationaux,
- la compensation des heures perdues à la suite de la suppression de 5 contrats aidés,
- la création d’un poste d’enseignement de français langues étrangères comme dans tous les établissements à sections internationales,
- le rétablissement d’un troisième poste de CPE au lycée.

Depuis 2010, vous n’avez pas donné suite  à nos nombreuses démarches (courriers, délégations) qui vous alertaient  sur la situation de crise  liée au chef d’établissement. Vous nous avez donc contraints à la grève.
En désavouant aujourd’hui le chef d’établissement vous reconnaissez la légitimité de notre mouvement .

Les quelques réponses apportées à certains de ces besoins ne peuvent compenser le désarroi des professeurs comme des élèves devant les difficultés quotidiennes récurrentes qui subsisteront toute l’année de toute façon. Nous attendons une avancée décisive sur les points évoqués avant le mardi 22 Novembre 2011. Si ce n’était pas le cas, vous nous mettriez dans l’obligation de reprendre le mouvement.

                                                                                              Les personnels en grève de la Cité scolaire Balzac

dimanche 13 novembre 2011

COMPTE RENDU DE LA DELEGATION DU JEUDI 10 NOVEMBRE 2011

Présents : 8 enseignants (dont 7 élus aux CA collège-lycée)
2 élèves (dont une élue au CVL)
1 parent (FCPE)

Une délégation de parents d'associations de sections internationales dont BIG étaient reçus dans le même temps par M. Fatras, Inspecteur d'Académie.

Nous avons été reçus par Mme Raux, secrétaire générale du directeur de l'académie et Mme Parizot, conseillère technique auprès du Recteur.

Mme Raux commence l'entrevue en nous disant qu'il y a 2 points sur lesquels le rectorat se penche : la sortie de crise et les perspectives à plus long terme, tout cela dans le cadre des contraintes budgétaires actuelles.
Elle nous dit également que M. Riquier, inspecteur vie scolaire "continue à regarder comment les choses se passent à Balzac"

Le représentant des parents FCPE rappelle les revendications propres aux parents et souligne l'émotion des parents après les évènements de mardi avec la police.

Un(e) représentant(e) des enseignant(e)s rappelle que les évènements de mardi sont représentatifs de la manière dont on dysfonctionne à Balzac (manière dont Mme Blas a attisé le feu au lieu de l'éteindre") et demande à Mme Raux d'avoir communication du rapport que doit faire M. Riquier.
Réponse de Mme Raux : M. Riquier n'a pas terminé, il fera son rapport d'abord oralement et remettra sans doute des conclusions écrites. Mme Raux ajoute que le plus important, c'est de sortir de la crise, de reprendre les cours et qu'ensuite elle prend l'engagement que le Rectorat va s'occuper des problèmes de fond.


Sur nos demandes :

- INFIRMIERE : Mme Raux rappelle que le rectorat a les postes mais que l'Éducation Nationale n'est pas attractive pour les infirmières. L'infirmière qui doit arriver le 01/01/2012 a candidaté, son employeur (la fonction publique hospitalière) a donné son accord et le rectorat aussi. Donc c'est réglé. La nouvelle infirmière  sera bien à Balzac en début d'année 2012.

- DOCUMENTATION COLLÈGE : la collègue titulaire du poste revient au 01/12 en mi-temps thérapeutique. Mme Raux reconnait la qualité du travail de la professeure de documentation remplaçante et cette dernière aura donc un temps plein.

Un(e) représentant(e) des enseignant(e)s rappelle que Mme Blas nous avait annoncé en juin qu'elle demandait un second poste de documentaliste. Réponse de Mme Raux : nous n'avons jamais entendu parler de cette demande.
Un(e) représentant(e) des enseignant(e)s rappelle aussi que le collège a 920 élèves, que nous avons des besoins spécifiques (gestion du fonds documentaire à la suite de la disparition de la Bibliothèque Internationale) et que nous n'avons qu'un documentaliste. Réponse de Mme Raux : vous avez droit à un documentaliste par entité !!

Nous avons demandé ce qu'il en était de notre collègue en contrat aidé en poste au CDI du collège, qui va se retrouver au chômage à 57 ans, seule avec 2 enfants et embauchée par l'Éducation Nationale depuis 20 ans. Nous avons demandé qu'elle soit titularisée.
Après avoir beaucoup insisté, Mme Raux a accepté de prendre son nom, de voir ce qu'elle pouvait faire tout en nous disant qu'il y avait une longue liste de contractuels et qu'elle ne pouvait pas passer devant tout le monde.
- CONTRAT AIDE DE à l'accueil de l'établissement : Mme Raux nous dit que malgré les difficultés budgétaires, le Rectorat est prêt à transformer le contrat aidé en un contrat AED de 35 h, qu'il pourrait donc continuer à contrôler les entrées (pour 20h) et assurer des surveillances (15h).
Nous avons souligné que ce serait très compliqué dans la mesure où plusieurs centaines d'élèves n'ont pas cours à des créneaux horaires différents. D'autre part, à qui seraient attribuées ces heures de surveillance ? Collège ? Lycée ?

- SURVEILLANTS : pour justifier nos demandes, nous avons insisté sur la configuration de Balzac, que nos besoins étaient bien différents d'autres collèges-lycées et surtout qu'il y avait des problèmes d'emplois du temps.
A ce moment-là, Mme Raux nous rappelle que les contrats aidés étaient réservés à l'accueil d'enfants handicapés.

A propos des emplois du temps, elle nous dit que dès le mois de septembre, le Rectorat avait proposé d'autres emplois du temps et que Mme Blas avait refusé.

- STRUCTURES : nous avons "pointé" le problème des constitutions de classes qui, selon nous, sont à l'origine des problèmes d'emplois du temps.

Le représentant des parents FCPE, insiste pour dire que les parents n'étaient pas opposés aux mélanges dans les classes.
Nous donnons l'exemple de la classe de 2de SI espagnole en histoire-géo en français venant des 8 classes de 2de du lycée pour montrer le chaos créé par les mélanges tous azimuts. (Mmes Raux et Parizot notent et ont l'air surprises). Autre exemple de cours non tenus avant le 17 octobre, des 255 groupes-classe au lycée, etc.

PROBLÈME DE GOUVERNANCE : Mme Raux reconnaît qu'il y a un problème de gouvernance. Sur ce problème, elle prend l'engagement de regarder précisément, de "fouiller, y compris dans les décisions du CA non respectées et prendre les décisions qui s'imposent. Mais il faut le temps de faire les choses dans les règles. Elle rappelle que tous les personnels, y compris les personnels de direction ont des devoirs mais ils ont aussi des droits. Mme Raux : "ce sera long comme dans d'autres établissements où nous sommes allés jusqu'au bout".

Un(e) représentant(e) des enseignant(e)s rappelle que nous avions déjà rencontré M. Fatras deux fois l'année dernière (en janvier et en juin).

Mme Raux dit qu'ils ont réagi, qu'il y a bien une crise mais qu'il y a une façon réglementaire de la régler et que quand nous aurons repris le travail, ils regarderont cela de plus près.

INCIDENTS DE MARDI : toute la délégation (parent, élèves et enseignants) souligne l'irresponsabilité de Mme Blas qui, au lieu de proposer une médiation, a envenimé les choses. Un(e) élève raconte ce qui s'est passé. Un représentant du personnel tient à rectifier l'information donnée par Mme Blas selon laquelle l'appel à la police était justifié par le blocage des élèves devant l'accès pompiers. Il rappelle que ce n'est qu'un accès pour des livraisons (aucun panneau accès pompiers n'est indiqué) et qu'un autre accès, même pour une grande échelle est possible au 104 du boulevard Bessières.
Mme Raux dit qu'elle ne sait pas ce qu'il en est, que le sujet est extrêmement délicat et reconnaît le sens des responsabilités des professeurs ce jour-là et qu'elle espère pouvoir continuer à compter sur eux.... (même discours tenu aux parents reçus le même jour par M. Fatras)

- DHG : Un(e) représentant(e) des personnels évoque la préparation de la rentrée prochaine et la DHG en soulignant que la communauté éducative dans son ensemble refuse de voir Mme Blas préparer cette rentrée.
Réponse de Mme Raux : "vous aurez un autre interlocuteur" et devant notre insistance, elle répète "on a compris".

- CONSEILS DE CLASSE : un(e) représentant(e) des enseignant(e)s dit qu'il a très peur de la réaction des parents, élèves et enseignants lors des prochains conseils de classe (à partir du 21 novembre) si Mme Blas les préside. Mme Raux prend acte de cette date.

- REMARQUES DES ÉLÈVES : un(e) représentant(e) des élèves énumère les problèmes rencontrés par la classe de Tle CFE: 3 h de cours de philosophie depuis le début de l'année avec 2 profs différents, les livres d'éco-droit arrivés la semaine dernière (pas commandés par l'administration), deux matières (coefficient 12) assurées par des profs contractuels débutants et impossibilité de travailler au moins avec les livres arrivés tardivement.
Nous faisons remarquer que les classes de STG sont particulièrement malmenées depuis le début de l'année.

En conclusion :

Le représentant des parents se dit content de voir que le rectorat prend des engagements pour rétablir la sérénité, rappelle que l'objectif des parents est l'élaboration d'un projet d'établissement.

Mme Raux dit à nouveau qu'il faut sortir de la crise et prendre des dispositions pérennes.

Mme Parizot nous rassure en nous disant qu'à moyens constants, tout peut changer avec une autre direction.

Un(e) représentant(e) des enseignant(e)s rappelle les engagements de Mme Raux (infirmière, poste AED, prise en compte de la situation de le professeure de documentation contractuelle) et redemande si l'on peut considérer que le 21 novembre pouvait être une échéance pour les collègues. 
Réponse de Mme Raux : "ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit".

jeudi 10 novembre 2011

Le rassemblement professeurs, élèves et parents de la Cité Balzac aujourd’hui 10 novembre devant le Rectorat de Paris nous a permis d’être de nouveau reçus.

Le rassemblement professeurs, élèves et parents de la Cité Balzac aujourd’hui 10 novembre devant le Rectorat de Paris nous a permis d’être de nouveau reçus.

 Une délégation composée d’enseignants, de deux élèves et d’un parent ( président de la Fcpe qui fera sans doute un compte rendu sur son site) a été reçue par Mme Raux, Secrétaire Générale et Mme Parizot, Conseillère auprès du Directeur de l’académie.  Par ailleurs, des parents d’élèves de sections internationales ainsi que le président de BIG ont été reçus par M.Fatras, Inspecteur d’académie.
Nous avons eu le sentiment d’être surtout mieux entendus que précédemment sur la nécessité urgente d’une nouvelle « gouvernance » de l’établissement. En revanche, nous sommes très déçus sur l’absence de réponses favorables apportées à nos demandes de moyens supplémentaires de fonctionnement.
Les choses ont donc avancé mais à très petits pas et avec des promesses qu’il va maintenant falloir tenir du côté du Rectorat. Parents et enseignants ont eu un échange à l’issue de ces réunions et répété l’importance de mener des actions conjointes. Il a semblé à une majorité de professeurs réunis ensuite en assemblée générale qu’il ne fallait pas encore relâcher la pression alors que nous n’avions aucune satisfaction sur les moyens. Ils ont décidé d’être en grève lundi 14 novembre et de se rassembler comme aujourd’hui avec élèves et parents à 11 heures devant le Ministère de L’Education, 54 rue de Bellechasse, métro Rue du Bac ou Solférino. Le Ministre a fait savoir qu’il ne recevait pas de délégations mais si nous sommes assez nombreux, nous pourrions  être reçus par des conseillers. Nous communiquons avec la presse sur ce sujet. Si des parents peuvent aider, tant mieux. Rien n’empêche non plus d’exercer une pression en envoyant en nombre des mails/courriers postaux au Rectorat et/ou Ministère.